vision de serigne Alioune cissé

Sans doute le Cheikh Alioune Cissé a bien su la leçon du cheikh qui suit :

1/ « j’ai convoité du Seigneur, dans votre état de non manifestation, que vous fussiez des « awliya » ou saints d’Allah » ;
2/ « Rivalisez avec les hommes pour atteindre les limites supérieures; et non pas sur le plan corporel » (il s’adresse à ses filles) ;
3/ Dans son testament il désigne le père de l’Imam Assane comme son khalife mais, lui dit au sujet de ses propres enfants : « rends leur ce qui leur est dû ».
Observer rigoureusement ce code de conduite incombe à tout membre de la communauté, qu’il soit fils biologique ou qu’il soit simple disciple.

Aussi devrions-nous marquer de notre présence le gammu de Madîna-Bâye, capitale mondiale de la faydâ tijâni, et accorder une plus grande importance aux visites de renouvellement d’allégeance ou « ziyaarah ». Qu’il s’agisse de l’apport en mil ou « ziyarah » dite du mil initiée par le Cheikh Serigne Mbaye NIASS du vivant du cheikh al-islam. Qu’il s’agisse de l’apport en argent ou « ziyarah » dite de l’argent initiée par le grand muqqadam le cheikh Ma’Abdou NIANG du vivant de Bâye également.

Ainsi les rencontres de Tayba-Niassène et de Koossi de même que les visites mutuelles de courtoisie entre condisciples devraient attirer plus de monde comme si c’était à l’épicentre. Les résidents, dans une vision communautariste, donneraient le bon exemple en construisant des maisons d’accueil dans les trois centres de pèlerinage des disciples  précités. D’ailleurs sur la question de l’hébergement, les Mauritaniens ont indiqué la voie en tant que propriétaires d’une trentaine de maisons à Madîna et à Taybâ.

De même, il faut noter dans leur méthode, l’exemple du service rendu à la tutelle ou « khidmah » ainsi que leur offrande votive ou « tahammulât » qui consistent à collecter des fonds en guise de contribution à l’œuvre du Cheikh Ibrâhîm.
Si cet exemple est suivi par les disciples de toutes les nationalités, les muqqadam étrangers logeraient ainsi leurs propres disciples, les prendraient en charge en nourritures et amoindriraient à la tutelle les charges d’hébergement. Ceux parmi eux  qui détiennent des capitaux- et que nous connaissons bien- apporteraient mieux leur pierre à l’édifice en construisant des auberges et des restaurants le long du trajet qui se trouverait facilité par les entreprises de transport qu’ils ne manqueraient pas de créer pour les besoins de la circonstance.

Enfin, j’exhorte tous les disciples à être davantage réguliers à la « wazifah », aux séances de « zikr » du vendredi, aux prières collégiales à la mosquée. J’exprime là tout mon étonnement quant aux muqqadams qui brillent par leur absence aux séances de « wazifah » et de prières.
N’ont-ils pas lu l’épître 51 de l’annexe du  « jawâhir » pour comprendre que le Cheikh al Islam s’est dissocié d’eux ?
C’est, forts d’une mentalité agissante et entreprenante que nous réinventerons le monde avec cent vingt millions de disciples et une identité et un dénominateur communs : la « faydâ tidjâni ».

Les enseignements de la lettre du Cheikh convergent vers le même souci: la bonne conduite du disciple dans sa quête d’agrément par son Seigneur et par son guide.
Quant au disciple érigé en muqqadam, son sens de la responsabilité l’astreint à plus de rigueur. En effet, par une volonté cognitive à la mesure de sa charge, il tâchera sinon d’assimiler les ouvrages élémentaires du droit musulman ou « fiqq islamî » du moins de s’y familiariser. Les livres les plus courants de l’environnement sénégalais étant « al aqdarî », « al murshid », « ar-risâlah ».

En plus de ceci, il lui est recommandé la connaissance du « ruhu’l adab » et du « kâshful bâs », ouvrages du Cheikh qui enseignent les préceptes de la voie tidjâni ou « fiqq at- tarîqah ».

Par ailleurs, le souci d’être un éducateur sincère doit l’habiter au point   de se départir de toute présomption de faiblesse coupable vis-à-vis de la femme.
En outre, il devra se garder d’abuser des biens de ses disciples.

Somme toute, la « faydâ tidjâni » offre au disciple les moyens de renforcer  ses  qualités intrinsèques de bon musulman, son amour ardent pour Allah et sa crainte révérencielle immaculée.
De plus,  le caractère transnational et pluriethnique de la faydâ a engendré une osmose sociale à nulle autre pareille. Les quelque cent-vingt millions de disciples de Bâye sur un milliard deux cents millions de musulmans dans le monde – soit le quart de l’humanité islamique – en attestent éloquemment.

Du reste, pour être un musulman conséquent, la notion de mésalliance et, partant,  toutes sortes de condescendance croulent en faveur d’un système égalitaire dépouillé de tout préjugé social.

A l’appui de cette thèse,  nous renvoyons aux ouvrages du Cheikh al-Islam Ibrâhîm « TABSIRATU AL ANÄM BI ANNA AL 'ILM HUWA AL IMAM » et « JAWAHIRU RASÄ’I ».                

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